Une nouvelle technique chirurgicale se développe largement en
France. Ses avantages : anesthésie locale, cicatrices invisibles
et résultats prometteurs.
On estime qu’en France plus de 3 millions de
femmes présentent des problèmes d’incontinence urinaire. Une
femme sur dix est ainsi gênée dans sa vie professionnelle,
sociale et familiale. Le plus souvent, par pudeur, ces femmes
n’osent pas se confier à leur médecin : les fuites d’urine sont
trop souvent considérées comme une fatalité. Et pourtant des
solutions existent.
Il existe en fait 2 grandes formes
d’incontinence : celle dite par " vessie instable " et celle
dite " d’effort ". Dans le premier cas, la vessie a des
contractions anormales entraînant une envie pressante et
incontrôlable. Ces envies sont volontiers déclenchées par des
circonstances comme la prise d’une douche ou le simple bruit de
l’eau. Le traitement fait appel à une meilleure hygiène de vie
(diminution des excitants comme le café !), à des médicaments et
à la rééducation par un kiné.
L’incontinence urinaire " d’effort " est liée
à une faiblesse des muscles et des ligaments qui soutiennent la
vessie. Les accouchements sont une des causes les plus
fréquentes. Elle peut donc toucher les femmes jeunes. La perte
d’urine survient quand on fait un effort : en portant son
enfant, en jouant au tennis ou en toussant par exemple. Cette
forme d’incontinence se traite par séances de kinésithérapie, et
ensuite éventuellement par chirurgie. Une nouvelle intervention
vient compléter les nombreuses opérations qui existaient jusqu’à
présent. Cette intervention simple présente des résultats
remarquables.