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DU COMPAGNON AU PERE

La présence du compagnon en salle de naissance, c’est à la fois un choix de la femme pour la soutenir affectivement dans l’épreuve de l’accouchement ; " Heureusement qu’il était là " et à la fois reconnaissance sociale de sa fonction paternelle et le bain donné par le père en salle de naissance a cette fonction là.

Galactéros écrit dans "Préparons-nous à te mettre au monde et à t’aimer" : "Première relation non médiatisée par le corps de la mère, le bain exprime la paternité beaucoup plus que la présence à l’accouchement. Grâce à lui, l’enfant n’est pas seulement né du corps de sa mère mais prend place dans les paroles et les actes de son père, dès les premiers moments de la vie.". Cela rappelle étrangement un rituel de couvade.

Les rituels de couvade dans le monde sont nombreux et donnent lieu à de multiples interprétations. Selon Bernard This, la couvade reste une ritualisation de la paternité1 : dans la France rurale ancienne, le père enveloppait le nouveau-né dans sa propre chemise de labeur, lui communiquait sa chaleur, son odeur, quelque chose de lui. Dans la croyance populaire cette chemise se substituait au placenta. C’était pour ainsi dire le relais paternel après l’apport maternel, et en même temps que le premier vêtement de l’enfant, son premier signe de reconnaissance sociale².

Yves HALFON
Psychologue clinicien

Références bibliographiques :
1 : A propos de la couvade, lire B. THIS, "Le père : acte de naissance", Seuil, 1980.
2 : F. LOUX, "Le jeune enfant et son corps dans la médecine traditionnelle", Flammarion, 1978.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Mise à jour le 12/06/2009

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